Le mythe du grand public vs la vraie douleur PME
Quand les Romands se plaignaient que leur facture annuelle avait crû de 300 CHF, les boulangers, scieries ou EMS qui avaient abandonné (souvent par contrainte énergétique) l'approvisionnement au tarif de base public lisaient parfois de l'incompréhension. Eux recevaient des hausses chiffrées en dizaines de milliers de francs, ruinant des marges nettes fines. Le marché libre (sur le Spot Européen) a laminé beaucoup de PME. Pour s'offrir une « assurance énergie » sur la décennie, le toit du bâtiment, s'ils en sont propriétaires, est un levier financier surpuissant.
Pourquoi ne pas acheter soi-même l'installation PV ?
Une usine avec 30 CNC nécessite facilement 80 à 200 kWp sur le toit plat. Investissement de l'entreprise : presque CHF 200'000. C'est le cœur de l'erreur. Une caisse d'artisan a vocation à financer de la R&D, du stock, ou des fours neufs. Diluer l'EBITDA ou créer des amortissements lourds pour se payer un bouclier énergétique entrave l'expansion du vrai métier. Le « Contracting » gère ce transfert de risque magistral.
Le gèle inébranlable du tarif de rachat interne
Si vous signez un pacte au Contracting Acte A : l'opérateur tiers gère la maintenance, les onduleurs, l'assurance, le nettoyage. Au compteur intra-muros, ce dernier vous facture l'énergie « roof-to-factory » à 15 centimes pendant 20 ans. Dans 5 ans, si la crise géopolitique propulse l'ElCom à 45 centimes ? L'artisan sourit. Son pain est toujours cuit à 15 centimes. Cette prédictibilité des coûts fixes de fonctionnement offre une force terrible contre des concurrents de marché qui doivent augmenter en panique les prix de vente pour essuyer l'hyperinflation ponctuelle.
